jeudi 18 avril 2013

Octographe retourne à l'université !




Invités par l'UTLA, 


les auteurs d'octographe vous retrouveront 
Lundi 22 Avril à 18 heures dans l'amphi III de la fac de lettre de Pau 
pour des discussions autour de "Jolis mois de mai".

Au menu :


- Comment écrire un roman à quatre ?
- Quelle a été la méthode de travail ?
- Comment éditer son livre ?
- Mai 68
- Questions-Réponses

Les personnes ayant déjà lu le livre sont aussi invitées à venir s'exprimer.



Nous vous espérons nombreux.

A lundi

mardi 19 février 2013

Mais comment font-ils ????


C'est pour répondre à cette question, ...

mais aussi
 à toutes celles que vous voudrez bien nous poser,
 pour vous rencontrer,
et signer


que nous serons présents

Mardi 26 Février 2013
à partir de 18 h 30

à la Bibliothèque Municipale
de Serres-Castet


Centre Social Alexis Peyret
2, rue Aristide Finco
64121 Serres-Castet
Tél :  05.59.33.11.66
Fax : 05.59.33.30.90


                                                  

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samedi 26 janvier 2013

Jolis mois de mai _ 3ème édition !



Il n'est pas (encore) trop tard pour le commander !








324 pages belles et bonnes que vous pouvez d'ores et déjà échanger contre la modique somme de 15 €uros 

contactez : octographe@hotmail.fr



Extraits


 ... Et qui était dans le sac ? Ricard ! Oh ! c’était peut-être Milou ou Médor, mais ils le baptisèrent illico du nom de leur boisson préférée.
Les élèves furent interrogés par les gendarmes pendant mon cours : le vieux avait déposé plainte, voulait récupérer son fusil et se plaignait de ce qu’on lui avait volé son chien. Je fis l’innocente, nul ne savait où était la bête. La maréchaussée se bidonna, ce qui tend à prouver que certains sont récupérables.
Je ne peux pas passer non plus sous silence le jour de cette inspection capitale pour mon avenir au sein du Ministère de l’Agriculture où l’inspecteur, déboulant dans la classe sans prévenir. « Restez assis, ne vous inquiétez pas, je suis un nouvel élève », assista ébahi à l’explication d’un texte où tous adhéraient avec enthousiasme à cette déclaration de Diderot affirmant que voler les riches n’était pas grave puisque ce n’était que voler des voleurs. C’était donc juste de la « Restitution »…sic.
Et, après tout, comme dit Lapêche, c’était donc une bonne action.
Nous étions fin avril 1968.
Dans les rares moments où l’enseignement me laissait libre... (Oui, j’avais entrepris en dehors des cours, pour occuper tous ces pauvres pensionnaires, de monter une pièce de Durrenmatt : Romulus le Grand) je continuais mon mémoire sur le théâtre de Romain Rolland. Toutes ses pièces évoquaient les héros et les grands moments de la Révolution Française. Ce n’était que cris, luttes, attaques du pouvoir absolu, bref j’étais en plein cœur des affrontements....




 ... Je ne sais plus, je suis aux abonnés absents, je dois dormir car je perçois mes petits ronflements, et que ça énerve Pascal qui vient alors me taper sur la joue : « Oh celle-là ! qu’est-ce qu’elle est crispante ! »
Mais décidément, dès que je m’assoupis, il se passe quelque chose !
J’entends un cri, je me lève en sursaut, je vois les visages ahuris autour de moi, le patron du bistrot tétanisé derrière son bar un verre et un torchon en suspend à la main et tous les regards tournés vers la porte qui mène aux toilettes.
Là, les mains couvertes de sang me semble-t-il, le regard hagard et plein d'épouvante, le petit tanagra brun, l’amie de Lucie se tient dans l’encadrement, paralysée, muette, glacée par l’effroi. Sa poitrine se soulève de façon saccadée et elle peine à respirer. Aucun son n’arrive à sortir de cette jolie bouche figée comme pour l’éternité.
Je me vois dans un film noir au ralenti, sans paroles … mais ce n’est pas du cinéma.
Les grosses larmes qui roulent sur les joues de la brunette sont bien de vraies larmes qui mouillent  ....






 « … nous sommes étudiants parisiens, … originaires du coin, … à Paris nous n'avons plus à manger ...alors on vient vendre le peu que nous avons, … notre connaissance de notre pays d'origine, … c'est pour manger, ... »
Petit à petit une foule d'auditeurs du troisième âge nous entourait comme si nous étions des « rock-stars » et, bien sûr, on en rajoutait une puis plusieurs couches :
« … les voitures et les immeubles brûlent un peu partout dans la capitale, … les gens se battent pour se partager et manger la dépouille d'un pauvre chat, … la police a déserté, … l'armée ne devrait pas tarder à donner l'assaut, ... ».
Emportés par notre élan lyrique, nous en avions certainement trop fait car des protestations commencèrent à fuser. C'est alors que l'un d'entre nous (que je ne connaissais pas très bien), qui suivait des cours d'art dramatique se leva, fixa dans les yeux un de nos contradicteurs et lui dit « ...Monsieur, … mon frère est mort hier soir sur les barricades, … vous croyez qu'on a le cœur à rigoler ??? ». Aussitôt ce fut le silence, bientôt accompagné de la dispersion de nos auditeurs. 
Fin de l'histoire ??? 
Que non, ......  


 ...Cette situation pouvait aussi se révéler extrêmement dangereuse car, s’il y avait un assassin dans le groupe, il serait capable d’éliminer tous ceux qu’il croirait posséder des soupçons sur lui. Si je laissais supposer à tel ou tel que je savais des choses compromettantes je risquais simplement ma vie. Et ce qui augmentait le risque c’est que, justement, je ne savais rien sur qui que ce soit ....  



... avec un groupe de sonores senoras ( ! ) madrilènes venues faire un séjour dans la capitale et désolées de ne pouvoir profiter de l’Opéra, des théâtres, des musées ni même du shopping « con la revolucion » !
Miraculeusement découverte, la boutique de Lucie leur sert de défouloir leur caquetage accompagne le ballet de leurs mains parfaitement manucurées alourdies d’énormes bracelets d’or à médailles fouillant dans les merveilles :
« Oye que bonito, que gracioso, que maravilloso, tan suave »… Ravies de pouvoir dialoguer avec moi elles sont parties chargées de sacs et de cartons. J’étais effarée du montant de la recette.
Marc se repose de ses travaux en me demandant de faire pour lui, de temps en temps, le mannequin-lingerie. Quelle douceur que ces sous- vêtements de satin, de soie, ornés délicatement de dentelle ou de minuscules perles, ou ces nuisettes, comme je n’en avais jamais vu, d’un noir transparent, décorées de nœuds de satin. J’oublie toute pudeur et me sens belle dans le regard de Marc. Le défilé se termine toujours entre ses bras ...


 ... Je regarde Olivier, il ne m’a pas l’air particulièrement convulsé.
Je reprends :
- Rigole pas comme ça, laisse-moi lire, ne me touche pas sinon je te saute dessus ! … donc - Vient ensuite une extase délicieuse pendant laquelle l’esprit se plait aux souvenirs les plus agréables, aux plus belles images. Le dico dit encore que cet état se poursuit par une extrême gaité que termine enfin une entière prostration. Fais gaffe mon mimi, trop de prostration tue l’amour !
Là non plus, Olivier n’est pas vraiment prostré, plutôt bien en forme dirais-je ! Il saute sur le lit, m’arrache le dico et poursuit la lecture : « Le haschich n’offre pas d’inconvénient marqué et trois grammes suffisent pour se mettre dans un état agréable. Mais si l’usage devient plus fréquent, il produit l’hébétation (l’hébétation ? on ne dit pas l’hébétitude ? … rires) et la poltronnerie, re rires. Ecoute Sissi, c’est marrant : les orientaux en font un abus déplorable ! Et si jamais on veut dissiper les hallucinations, il faut boire une limonade bien fraîche ! … Et regardant mes seins : mais j’ai des hallucinations ! ce n’est plus du 90D ? c’est du 130 Z !!!!
Ses visions monumentales nous entrainent vers une nouvelle série de galipettes expérimentales ...




... Tout à coup le murmure animé de nos conversations est couvert par un chahut monstrueux dans la rue. Des bandes de jeunes courent dans tous les sens en jetant des pavés sur les CRS qui avancent casqués, noirs, lourds armés de matraques. C’est une véritable bataille dans la fumée des gaz lacrymogènes dont l’odeur piquante arrive jusqu’à nous. Le patron rouspète contre tous « Ces merdeux qui flanquent la pagaille » en planquant sous le bar les plus chères de ses bouteilles. Impossible de sortir. Par contre je ne sais par quel miracle un grand gaillard arrivé en courant, entre en se protégeant la tête avec un attaché- case de cuir noir. Pas du tout le genre de mes compagnons ou des fous furieux qui se font tabasser dans la rue. Élégant costume croisé, chevelure courte séparée par une raie à la prussienne, il ressemble à l’idée que je me fais d’un banquier ou d’un notaire...
A mon grand étonnement il s’approche de Lucie et lui commande d’un ton sec :
- Suivez moi on sort d’ici.
Lucie s’exécute, docile, sans un mot pour nous qui restons interloqués alors qu’Olivier hurle :
- Mais c’est qui ce mec ? ...



 ... J'étais allongé par terre. Une douleur intense me torturait le crâne. Que se passait-il ?
- Ne bouge pas, ça ira.
C'était la voix d'Olivier. Je portai ma main à la tête et je sentis sur mes doigts comme un liquide chaud et poisseux. Du sang ?
- Ce n'est rien pour un costaud comme toi. La tête, ça saigne beaucoup. Tu as eu un magnifique KO, chuchota mon pote. Et puis tu sais, les types qui t'ont agressé t'avaient fourré dans cette poubelle. Je t'y ai trouvé par hasard.
- Le bar, le bar il n'y a rien ?
- C'est tout éteint, il est fermé. Tu penses bien ...

lundi 19 novembre 2012

test de lecture

A quel personnage du roman JOLIS MOIS DE MAI
associez-vous ces deux séries d'éléments ?
 
1:
 
2:
 
 
Vous avez trouvé en un clin d'oeil ?
Alors, préparez-vous pour un prochain QUIZZ....
à bientôt !
 
 

jeudi 8 novembre 2012

CLAUDE NOUGARO chante PARIS MAI



Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil
La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite
Le vent a dispersé les cendres de Bendit
Et chacun est rentré chez son automobile
J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume
Mon pas d'oiseau-forçat, enchaîné à sa plume
Et piochant l'évasion d'un rossignol titan
Capable d'assurer le Sacre du Printemps
Ces temps-ci je l'avoue j'ai la gorge un peu âcre
Le Sacre du Printemps sonne comme un massacre
Mais chaque jour qui vient embellira mon cri
Il se peut que je couve un Igor Stravinsky

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle
Sur ma poitrine je presse tes pierreries
Je dépose l'aurore sur tes Tuileries
Comme roses sur le lit d'une demoiselle
Je survole à midi tes six millions de types
Ta vie à ras le bol me file au ras des tripes
J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon,
Intelligence blanche et grise religion
Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne
Et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bombonne
Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant
Je plonge vers un pont où penche un étudiant

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux
Le jeune homme hérissé arrachait sa chemise :
"Camarade, ma peau est-elle encore de mise
Et dedans mon cœur seul ne fait-il pas vieux jeu ?
Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble
Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble ?
Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa
Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas
Si je dois endosser cette guérite étroite
Avec sa manche gauche, avec sa manche droite,
Ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis,
Sa passion du futur, sa chronique amnésie"

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme
Entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau
Où les hommes noyés nagent dans leurs autos.
C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme
Et moi l'oiseau-forçat, casseur d'amère croûte
Vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route,
Le long tunnel grondant sur le dos de ses murs
Aspiré tout au bout par un goulot d'azur
Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles
Et l'épée du printemps qui sacre notre épaule

Gazouillez les pinsons à soulever le jour
Et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris


Vous reconnaîtrez  quatre vers, c'est certain !