lundi 19 novembre 2012

test de lecture

A quel personnage du roman JOLIS MOIS DE MAI
associez-vous ces deux séries d'éléments ?
 
1:
 
2:
 
 
Vous avez trouvé en un clin d'oeil ?
Alors, préparez-vous pour un prochain QUIZZ....
à bientôt !
 
 

jeudi 8 novembre 2012

CLAUDE NOUGARO chante PARIS MAI



Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil
La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite
Le vent a dispersé les cendres de Bendit
Et chacun est rentré chez son automobile
J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume
Mon pas d'oiseau-forçat, enchaîné à sa plume
Et piochant l'évasion d'un rossignol titan
Capable d'assurer le Sacre du Printemps
Ces temps-ci je l'avoue j'ai la gorge un peu âcre
Le Sacre du Printemps sonne comme un massacre
Mais chaque jour qui vient embellira mon cri
Il se peut que je couve un Igor Stravinsky

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle
Sur ma poitrine je presse tes pierreries
Je dépose l'aurore sur tes Tuileries
Comme roses sur le lit d'une demoiselle
Je survole à midi tes six millions de types
Ta vie à ras le bol me file au ras des tripes
J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon,
Intelligence blanche et grise religion
Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne
Et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bombonne
Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant
Je plonge vers un pont où penche un étudiant

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux
Le jeune homme hérissé arrachait sa chemise :
"Camarade, ma peau est-elle encore de mise
Et dedans mon cœur seul ne fait-il pas vieux jeu ?
Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble
Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble ?
Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa
Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas
Si je dois endosser cette guérite étroite
Avec sa manche gauche, avec sa manche droite,
Ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis,
Sa passion du futur, sa chronique amnésie"

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris

C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme
Entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau
Où les hommes noyés nagent dans leurs autos.
C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme
Et moi l'oiseau-forçat, casseur d'amère croûte
Vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route,
Le long tunnel grondant sur le dos de ses murs
Aspiré tout au bout par un goulot d'azur
Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles
Et l'épée du printemps qui sacre notre épaule

Gazouillez les pinsons à soulever le jour
Et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour

Mai mai mai Paris mai
Mai mai mai Paris


Vous reconnaîtrez  quatre vers, c'est certain !

samedi 3 novembre 2012

Ricky Carter et Les Loups Blancs


L’aspirant Clavel, intellectuel égaré dans ce monde de brutes, après avoir examiné en détail l’état des barbes, la propreté des chaussures et le boutonnage des cols, fit mettre toute cette belle jeunesse au garde à vous et lança « 13ème Compagnie rassemblée, à vous mon capitaine ! ».

Le beau capitaine Merlot prit la parole :
« Messieurs, j’ai une déclaration importante à vous faire. A Paris c’est la chienlit. C’est le mot du Président de la République, qui d’ailleurs a disparu. Le Quartier Latin est à feu et à sang. Je n’en dirai pas plus. Toutes les permissions sont suspendues, nous sommes consignés dans la caserne jusqu’à nouvel ordre. Rompez les rangs ! »


Consigné dans la chambrée, allongé sur mon lit, je ressassais mes idées, pas aussi courtes que mes cheveux, n’en déplaise à Antoine. Frida, Georges, Johnny tout cela se mélangeait et je glissais lentement dans le sommeil. Charles mon voisin de lit, originaire de Sauveterre, rouspétait tant et plus et rameutait les autres assis autour de la table et cassant la croûte. Pauvre Charles, il devait partir le lendemain en permission au pays. Il grognait sans arrêt : « Ah, ces fils à papa, ces cons de petits bourgeois parisiens. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Savent-ils vraiment ce qu’est un ouvrier ou un agriculteur ? A la radio on apprend qu’ils cassent tout, des bagnoles, des boutiques, des CRS. Ils sont tranquilles eux, leur avenir est assuré. Tandis que moi je dois aider mon père à la ferme. Il faut semer le maïs ».
Moi, de leur révolution je m’en foutais. J’étais malheureux parce je m’étais déjà rêvé une vie de star. Des tournées de concerts un peu partout, l’Olympia, et pourquoi pas le Carnegie Hall, des filles à la pelle et de belles bagnoles.


Et voilà maintenant cette histoire de soulèvement que je ne comprenais pas.

L’aspirant Clavel entra brusquement dans la chambre et me fit signe de le suivre dans son bureau au bout du couloir.

« Asseyez-vous. Pour distraire le régiment, bloqué dans la caserne, le colonel a eu l’idée d’organiser un spectacle. Les gars sont tellement énervés par les dernières nouvelles qu’il leur faut un dérivatif. Et comme on ne peut faire aucun exercice militaire, ni marche, ni sport. Il a pensé que la musique et le théâtre seraient parfaits. Comme je sais que vous chantez et que vous avez trouvé ici trois musiciens avec lesquels vous répétez, je vous demande de nous préparer un petit truc pour demain soir. Vous pouvez bien nous faire une heure de spectacle ? N’est-ce pas ? ».
 
=JOLIS MOIS DE MAI
chap.1, Gérard-Ricky

mercredi 24 octobre 2012

Une critique qui décoiffe !


Jolis mois de mai

 

Je viens de terminer la lecture de ce roman qui a la particularité d'avoir été écrit à quatre mains par des amis béarnais. C'est dire avec quel intérêt particulier j'ai lu ce livre.
Je vais dire, d'abord, mon admiration pour l'exercice.
Ecrire ,ainsi, à quatre j'ai un peu de mal à imaginer toutes les difficultés qu'il a fallu surmonter pour que l'ensemble ait une unité, notamment de style, ce qui est le cas. Je crois, cependant, que les difficultés n'ont rien été à côté du plaisir que les auteurs ont dû ressentir tout au long de cet exercice et qui se sent à la lecture, notamment grâce à cet humour permanent à chaque page.
Ce récit est une tranche de vie de plusieurs jeunes gens en mai 1968 et, pour moi qui ai vécu cette époque j' y ai retrouvé, très bien rendue, l'ambiance de liberté et de jeunesse qui est justement la marque de ce joli mois.
L'intrigue policière sert de trame mais ce qui est très réussi ce sont toutes les notations, ici et là, sur le climat, l'ambiance de Paris a ce moment. Personnellement j'étais demeuré à Pau en ce mois de mai mais le livre me fait traverser le Paris intemporel que j'aime tant , et il est , aussi, une réflexion sur le temps qui passe, qui met un terme à certaines illusions, mais qui reste toujours au fond des cœurs.
Je félicite chaleureusement les auteurs et je fais le vœu qu'ils connaissent encore les joies de l'écriture.

BLOG : http:// actualités,voyages et littérature. blogspot.com /  

Mardi 16 octobre 2012
Oh que oui !
ça décoiffe !

 

jeudi 18 octobre 2012

débuts de roman ou : les INCIPITS

"JOLIS MOIS DE MAI "
 
chap.1 Olivier:

"Depuis cinq jours je me suis joint à mes camarades qui occupent l'Odéon

je vis dans une ambiance étrange:

une odeur révolutionnaire telle que je l'imagine avoir existé en 1789..."


chap.1 Sylvette:

"C'est vrai, cette année-là j'avais un peu tout mélangé et mon professeur de philologie me l'avait fait remarquer alors que j'étais arrivée trois minutes en retard :

-Mademoiselle, ou on étudie, ou on fait l'amour!

Ce à quoi j'avais répondu:

-Monsieur, quand on est douée, on fait les deux!..."


chap.1 Ricky:

"-Debout là-dedans !

La voix puissante du sergent Gonzales fit résonner la chambrée en ce petit matin de mai..."


chap.1 Tatiana :

"Nous étions quatorze à table, il allait encore une fois le faire remarquer:

                      -Voyez, c'est presque Jésus et ses apôtres!

Il rit bêtement de toutes les grandes dents jaunasses qui pavent son clapoir..."
 
 
Vous l'aurez compris , et nous en somme bien aise,
un incipit est le début d'un roman.
Et ici, pour le même prix, dans JOLIS MOIS DE MAI
vous avez quatre incipits pour le prix d'un!
 
et très bientôt, à suivre , quelques critiques "avisées" de lecteurs...
sur ce blog, bien entendu !
 
 

dimanche 14 octobre 2012

Sous les pavés, ......... les souvenirs !



Ce week-end,   ....  au salon du livre d'Orthez !



Où étiez-vous en 68 monsieur Axel Kahn ?
... et vous monsieur André Daguin ?

Sachons rester modestes : un mètre pour quatre auteurs !


certains auteurs se soutiennent comme ils peuvent !

D'autres usent de leurs charmes ...




... mais tous sont ravis de ces journées.




A refaire !